L’Usine Scientifique,
un Bâtiment Phygital
dans le
Musée Guimet de Lyon
et dans
le Métavers

Transmettre, Appréhender et Co-Créer les Innovations au sens large, pour 
répondre aux défis des transformations du monde et de la société, notamment
ceux liés à la réindustrialisation, à l’environnement et au social, aux difficultés des jeunes à trouver leur vocation,
au sein d’un 
Bâtiment Phygital, Physique et Digital,
à la Confluence des Arts et de l’Industrie, de la Culture et des Sciences.
Ce Bâtiment pourra prendre place dans le Musée Guimet de Lyon et dans le Métavers.
musee guimet lyon

L’équipe du Projet « Dessinons Le Monde Ensemble » veut réhabiliter le Musée Guimet de Lyon, au cœur de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, pour en faire une Usine Scientifique présente aussi dans le Métavers. Elle sera dédiée à l’Innovation afin de porter, face aux Défis Environnementaux et Industriels, les drapeaux de l’Art et de l’Industrie, la Culture et les Sciences, en liant les Entreprises, les Collectivités, la Sphère de l’Enseignement et les Citoyens.

L’Histoire du Musée Guimet et de son Créateur, Emile Guimet, correspondent à cette Entreprise.

Le Musée Guimet de Lyon a fermé ses portes en 2007, nous devons les réouvrir et renouer avec ses Origines !

Les Enjeux

Les Défis Environnementaux, Sociaux et Sociétaux, ainsi que la Réindustrialisation, sont les enjeux majeurs des prochaines années. Pour qu’ils réussissent, il faudra, entre autres, Innover, au-delà de la seule question technologique, permettre aux jeunes de trouver leur Vocation et permettre aux parties prenantes de faire évoluer la Société et notre Monde.

Le Projet que porte l’équipe « Dessinons Le Monde Ensemble » s’inscrit dans ce cadre au sein de la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour valoriser et accompagner le développement de l’Innovation en s’appuyant sur son riche passé créatif, la force actuelle de son industrie et permettra de co-créer notre avenir.

Le Projet

Nous proposons ainsi de faire du Musée Guimet de Lyon le Musée du 21ème Siècle sous la forme d’un Bâtiment Phygital pour :

– Valoriser et Transmettre le Patrimoine de l’Innovation de l’ensemble du territoire régional pour le transmettre aux différentes générations, les jeunes en particulier. Ce patrimoine est très riche et doit être une fierté pour les habitants de l’ensemble de la Région et une source d’attractivité,

– Montrer les Innovations aux visiteurs pour qu’ils se les approprient et les enrichissent par « l’expérience utilisateur », permettant ainsi de donner aux entreprises et aux collectivités une voie pour communiquer et faire évoluer leurs produits et services,

– Co-créer les innovations du futur, celles des collectivités, des entreprises et des structures de recherche, des établissements d’enseignement supérieur, afin de préparer l’avenir et de faire participer les citoyens à ces sciences collaboratives,

– Créer un lieu d’échange et d’expérimentation pour les entreprises soucieuses de confronter leurs innovations avec le public visé sous forme de Living-Lab connecté.

Ainsi, cette volonté allie le Passé, le Présent et le Futur car le Futur se construit au Présent en tenant compte du Passé, des mémoires …

Elle associe les Entreprises, les Collectivités, la Sphère de l’Enseignement ainsi que les Citoyens sans distinction sociale ou culturelle afin de les réunir autour de projets fédérateurs. Ce musée, qui recevra entre autres un jeune public aux profils variés, doit les inspirer et leur donner envie d’être de futurs héros. Les jeunes qui le traverseront devront pouvoir se dire « moi aussi, je veux être un héros, je veux faire comme elle ou lui et même au-delà … ». Ce Tiers-Lieu sera porté par une équipe d’experts qui œuvrent au carrefour du Musée, du Show-Room, du salon d’Exposition et du FabLab.

La Rénovation du Monument en fera un bâtiment à énergie positive du mieux possible en prenant en compte les défis environnementaux.

Enfin, cette entreprise a une vocation sociale et sociétale en créant des vocations chez les jeunes et accompagnant des structures jouant un rôle à Impact.

L’Usine Scientifique sera un Hub de l’Innovation.

En Synthèse

« Dessinons le Monde Ensemble » propose de créer un espace d’innovations et de médiations pour transmettre, présenter, créer, encourager le lien entre les acteurs de notre monde et favoriser l’émergence des talents et encourager les vocations ! Ouvert sur la ville, le lieu sera convivial et permettra de dynamiser le quartier en redonnant vie à un bâtiment qui mérite notre attention ! Nous construirons au jour le jour une véritable référence autour de l’Innovation au sens large pour accompagner la réindustrialisation en répondant aux défis actuels, tant au niveau national qu’au niveau européen et international.

Notre Bâtiment sera donc « une institution permanente sans but lucratif, ouverte au public, au service de la société et de son développement autour de l’Innovation pour accompagner les Défis Environnementaux et Sociaux, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel à la Confluence des Arts et des Sciences, des Cultures et des Industries, à des fins d’études, d’éducation et de délectation pour décloisonner l’Esprit et la Perception du Monde en respectant une Ethique Universelle. » (Définition inspirée du Conseil International des Musée et des citations d’Emile Guimet à travers différentes sources)

L’équipe

Une aventure collective pour

Construire une « Usine Scientifique Phygitale » dans le Musée Guimet de Lyon et dans le Métavers

Afin de Transmettre, Appréhender et Co-Créer l’Innovation au sens large.

·       Antoine Peillon, au parcours varié dans l’entrepreneuriat, le conseil, l’innovation, l’évènementiel, la culture et la musique, pilote le projet et fédère l’équipe et les partenaires,

·       Thierry Roche, architecte DPLG lyonnais, est engagé sur les questions environnementales et sociales, et spécialiste, entre autres, des rénovations de bâtiments, dont les prisons de Lyon pour l’UCLy,

·      Geneviève Bouché, futurologue et experte du management de l’innovation au sens large, a travaillé sur de très nombreux projets, dont le numérique, comme le Minitel, la digitalisation du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac, ou encore sur des sujets liés à l’Innovation Sociétale,

·      Gaël Beaussier-Lombard, lyonnaise, est muséologue, enseignante et journaliste,

·       Alexis de Gérard, ancien directeur de Pollutec, le salon international des solutions pour l’environnement, a fait une grande partie de sa carrière dans l’engineering et l’innovation, en particulier sur les sujets de l’environnement et de l’énergie,

·    Cécile Counio, lyonnaise, est experte en évènementiel,

·       Jean-Marceau Massinon, ancien dirigeant d’Altran Technologies, est expert du conseil et du développement international de structures,

·      Pénélope Morin, est spécialiste des contextes sociétaux, impliquée dans le Financement à Impact,

·      François Rousseau, est expert en prospective et accompagnement de l’innovation, en particulier auprès des collectivités,

·      Vincent Gallot, entrepreneur, œuvre entre Lyon et Saint Etienne avec son atelier Webqam sur le développement digital des entreprises et des collectivités,

·      Grégory Cuilleron, cuisinier lyonnais, est engagé dans la défense des terroirs et circuits-courts, et aussi, entre autres, dans le handicap,

·      Sonia Hernandez, lyonnaise, est spécialiste de la communication,

·      « La Fabrique du Futur », dirigée par Eric Seulliet, est une structure nationale spécialiste de la Prospective, l’innovation et des Tiers-Lieux,

·      COmind, dirigée par Erik Emotte , est une agence conseil en Management de l’innovation accompagnant les projets innovants et stratégiques, les écoles, les incubateurs ou encore les accélérateurs,

·       Sustain Harvests, dirigé par Philippe Chambault , spécialiste du financement par impact co-constructeur, engagé dans la réconciliation des parties prenantes d’une métamorphose sociétale et environnementale, est un Club Deal qui harmonise les relations entre porteurs de projets, investisseurs et partenaires,

·       l’ESAT lyonnais Jacques Chavent, structure qui permet aux personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle, intervient dans la restauration ouverte au public et la propreté,

·       Télémaque, association de mentorat fortement implantée à Lyon, accompagne des élèves boursiers,

·      2500 Voix , association lyonnaise, aide la recherche sur le cancer des enfants,

·      Emma, association lyonnaise, accompagne les familles d’enfants présentant des troubles d’apprentissage scolaire (TDHA, HPI, DYS…).

Emile Guimet

Un Homme à la Confluence de l’Art, de la Science et de l’Industrie entre le 19ème et le 20ème siècle (1836-1918) :

Un musicien et compositeur et un poète,

Un connaisseur de l’Egypte et de l’Asie qui fût un grand collectionneur,

Un capitaine d’Industrie avec l’usine de Fleurieu-sur-Saône qui produisait le Bleu Guimet, puis aussi de ce qui est devenu Pechiney, qui se voulait être un Patron Social,

Le Musée selon Émile Guimet se devait être un lieu d’études et de diffusion du savoir en tant qu’outil de recherche et d’éducation.

Emile Guimet, 11 janvier 1895, photo libre de droit

         « Tâchez d’être mon compagnon, nous passerons ainsi dix mois qui éclaireront tout le reste de notre vie. » proposa Émile Guimet au dessinateur Félix Régamey (1844-1907) pour le convaincre de faire ensemble le tour du monde à partir de Philadelphie en 1876. Né en 1836, Guimet était alors un chef d’entreprise atteignant la quarantaine. Il avait succédé à son père Jean-Baptiste Guimet (1795-1871) inventeur d’un bleu artificiel dont la production industrielle dans l’usine de Fleurieu-sur-Saône lui assura une solide fortune et lui permit d’investir dans une autre production d’avenir, un métal nouvellement produit, l’aluminium. Émile, le seul fils, prit donc, sans grand enthousiasme semble-t-il, la direction de l’entreprise familiale en 1860 puis plus tard la présidence du conseil d’administration de la société connue par la suite sous le nom de Pechiney.

Le bleu Guimet, pigment utilisé pour la peinture et pour l’azurage en teinturerie, en blanchisserie et dans l’industrie de la pâte à papier

Photos : Pinterest (Catherine Gaussem), Flickr (Jean-Pierre Dalbéra)

Jetons publicitaires – Salindres (Gard) – Compagnie des produits chimiques d’Alais et de la Camargue

Photo : Cyril Gaillard

Louis Marlio et collectif/ Péchiney – Compagnie de produits chimiques et électrométallurgiques – Compagnie Alais, Froges et Camargue. Edition 1939/ 48 pages sous couverture rempliée au format in4/ armoiries bleu et argent au 1er plat de couverture

Quand Péchiney formait ses ouvriers en 1950

Photo : Midi Libre

         Dirigeant dans une industrie de pointe de l’époque, membre de la riche bourgeoisie lyonnaise impliqué dans la vie intellectuelle (il fut membre de l’académie de Lyon dès 1867) et la politique éducative (école la Martinière) locale, il avait aussi bien d’autres préoccupations que ces activités économiques quoiqu’il les assumât tout au long de sa vie. D’abord, il voulait être un patron social qui se souciait du bien-être de ses ouvriers et il ne répugnait pas à partager certaines activités avec eux comme la pratique de la musique. La vie artistique l’intéressait particulièrement. Fils d’une femme peintre, Rosalie Bidauld, issue elle-même d’une famille de peintres originaire de Carpentras, il s’essaya à la poésie mais son domaine de prédilection demeura toujours la musique, largement sous l’aspect de la musique chorale qui rejoignait ses préoccupations sociales, et dans les formes associées au théâtre. Cet autre domaine d’intérêt servait aussi à égailler ses séjours dans son château de Demigny (Saône et Loire). Cela le conduisit à faire construire un théâtre à Lyon, rue de la République (le bâtiment est aujourd’hui occupé par la FNAC), opération confiée à l’architecte lyonnais Jules Chatron (1831-1884), laquelle amena quelques démêlés administratifs à cause de la sécurité incertaine des lieux.

         À côté de maintes chansons, dont la mise en musique de poèmes de Victor Hugo ou d’Alfred de Musset, il composa des œuvres de plus grande ambition. Citons Croquis espagnols pour piano (1863), un oratorio Le feu du ciel sur un texte de V. Hugo, représenté à Paris et à Londres, ou encore un ballet L’Œuf blanc et l’œuf rouge, mais l’œuvre la plus ambitieuse fut un opéra à sujet chinois Taï-tsoung, créé à Marseille en 1894.

         Jeune homme fortuné, il avait le goût et les moyens de voyager à l’étranger. Il commença par un classique séjour en Espagne (1862) puis ce fut l’Allemagne, plus tard l’Afrique du nord, l’Europe de l’est, du nord. Tous ces voyages donnèrent lieu, à la mode du temps, à des récits publiés. L’Égypte surtout eut un impact considérable sur l’œuvre muséale future d’Émile Guimet. Il s’y rendit pour la première fois en 1865-1866 (Croquis égyptiens : journal d’un touriste, Paris, 1867) et il se mit dès lors à collectionner et à étudier les antiquités égyptiennes, se rapprocha des milieux académiques et s’intéressa à la question des musées.

         En 1876 il partit donc pour l’exposition universelle de Philadelphie, visita et traversa les États-Unis pour rejoindre le Japon via l’océan Pacifique. Il s’était muni à cette fin d’un ordre de mission délivré par le ministre de l’Instruction publique dans le but d’enquêter sur les religions orientales. À cette époque, l’étude des religions devenait un nouveau champ d’investigations, non sans susciter de vives polémiques. La situation au Japon où le bouddhisme venait d’être séparé du shinto et connaissait une période difficile, où le mot d’ordre était de se mettre à l’école de l’Occident, lui procura de grandes facilités de recherche et autorisa une ample moisson d’objets de culte et de livres. Le passage dans le sud de la Chine, à Ceylan, en Inde du sud, n’offrit pas les mêmes opportunités mais occasionna un contact direct avec les pratiques religieuses locales.

Portrait d’Émile Guimet par Ferdinand Luigini (1898). Huile sur toile; collection du Musée des Confluences de Lyon, exposé en 2015.

          Après l’inauguration du musée parisien qui eut lieu le 20 novembre 1889, Émile Guimet consacra temps et argent à la vie de son institution, organisant des expositions, réclamant le dépôt d’œuvres appartenant à l’État, provoquant des dons nombreux (par exemple les objets coréens de Charles Varat en 1893 ou les peintures tibétaines rapportées par Jacques Bacot en 1912). Il est à noter qu’il commissionna aussi des fouilles archéologiques. Les plus célèbres furent celles d’Albert Gayet à Antinoé en Égypte où la nécropole fournit un important mobilier copte et des « momies ». De celles-ci on a beaucoup parlé alors, spécialement de celle qui était réputée être la momie de Thaïs, la célèbre courtisane d’Alexandrie, dont la sépulture était mise en scène au musée. Qui plus est, en 1912, il institua un nouveau musée Guimet à Lyon dans son premier bâtiment qui avait été racheté par la ville. Le musée selon Émile Guimet se devait être un lieu d’études et de diffusion du savoir ; pour cela bibliothèque et publications y tenaient une place éminente. Lui même, outre de nombreuses conférences, produisit diverses études notamment sur un sujet qui l’intéressait particulièrement, la diffusion du culte d’Isis en Occident. Peu avant de mourir le 12 octobre 1918, il fut élu membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Si après sa mort le musée évolua vers un musée différent de celui consacré aux religions, il conserva l’empreinte de son fondateur qui voulut dès le départ qu’il fût un outil de recherche et d’éducation.

Texte : Francis Macouin,

Ancien conservateur général chargé de la bibliothèque du musée national des arts asiatiques de Paris


Inspirations

« Il y a des savants qui se cachent, qui se tiennent à l’écart. Ils se choisissent, se comptent, se retirent dans le saint des saints et ferment le rideau derrière eux. Eh bien moi, je fais des trous aux rideaux ! Je veux voir et je veux que tout le monde voie. », Emile Guimet, jubilé du musée Guimet en 1904

« La Tradition n’est pas l’ennemie mais le Support de l’Audace. », Charles Mérieux, né à Lyon en 1907 et mort en 2001, est un médecin français qui a  consacré sa vie au développement et à la fabrication industrielle de vaccins avec pour rêve de « vacciner tous les enfants du monde ».

 « Il faut faire de la vie un rêve et faire d’un rêve une réalité. », Journal intime de Pierre Curie en date du 4 janvier 1881

« L’avenir, tu n’as point à le prévoir mais à le permettre », Antoine de Saint-Exupéry, (1900-1944), né à Lyon, écrivain, poète, aviateur, reporter français et homme de sciences, citation tirée de «  Citadelle »

« Le destin de Lyon n’est pas plus simple que celui du fleuve. Toute ville, sans doute, est un être compliqué, Lyon plus qu’une autre, qui frappe l’historien par sa richesse, ses brusques transformations, ses originalités, voire ses étrangetés. Elle n’est pas la même d’un siècle au siècle suivant et, plus contrainte qu’allant de son plein gré, elle passe sans fin d’une originalité à une autre. Elle est, à elle seule, un difficile problème de l’historien de France, peut-être le problème clef, sûrement l’indicateur clef. », Fernand Braudel (1902-1985), historien.

« Beaucoup de gens pensent à la disruption a posteriori, pour justifier ce qu’ils font. L’innovation disruptive, c’est pourtant avant tout une façon de définir le processus de transformation d’un marché. Elle se manifeste par un accès massif et simple à des produits et services auparavant peu accessibles ou coûteux. La disruption change un marché non pas avec un meilleur produit – c’est le rôle de l’innovation pure -, mais en l’ouvrant au plus grand nombre. », Clayton M. Christensen (1952-2020), théoricien organisationnel américain, professeur à la Harvard Business School, surtout connu pour sa théorie de  » l’innovation disruptive « 

« Plus tu es proche de tes racines, plus tu peux être universel (…) et la manière la plus universelle est d’être soi-même. » Jean-Michel Jarre, Musicien d’origine lyonnaise, Keyboards Magazine, Juillet-Août 1993

Bibliographie non-exhaustive

Musée Guimet
musee guimet
Le Progrès Musée Guimet